Code général des impôts
ART Contenu
1
1) La présente loi porte Code Général des Impôts.

2) Le livre premier traite des différents types d’impôts (article 2 à 613).

3) Le livre deuxième régit les procédures fiscales (articles L1 à L147)

4) Le livre troisième traite de la fiscalité locale (articles C 1er à C 150)

5) L’article 614 porte sur les dispositions finales.

6) Pour le présent Code au lieu de :

- Directeur des Impôts, lire Directeur Général des Impôts ;

- Direction des Impôts, lire Direction Générale des Impôts ;

- Centre Principal des Impôts, lire Centre Régional des Impôts ;

- Chef de Centre principal des Impôts, lire Chef de Centre Régional des Impôts.
2
Il est établi un impôt sur l’ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les Sociétés et autres personnes morales.

Cet impôt est désigné sous le nom d’impôt sur les sociétés.
3
Sous réserve des dispositions de l’article 4 ci-dessous et des régimes fiscaux particuliers, sont passibles de l’impôt sur les sociétés :

1) les sociétés par actions, même unipersonnelles, les sociétés à responsabilité limitée (SARL) même unipersonnelles, les sociétés de fait, les sociétés coopératives et les établissements ou organismes publics :

- Quel que soit leur objet, les sociétés anonymes même unipersonnelles, les sociétés à responsabilité limitée même unipersonnelles, les sociétés de fait, les sociétés coopératives et leurs unions ;

- Les établissements publics, les organismes d’Etat jouissant de l’autonomie financière et toutes autres personnes morales se livrant à une exploitation ou à des opérations à caractère lucratif.

2) Les sociétés civiles

a) même lorsqu’elles ne revêtent pas l’une des formes visées au paragraphe 1, les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale, industrielle, artisanale ou agricole, notamment :

- Lorsqu’elles se livrent à des opérations d’intermédiaire pour l’achat ou la vente d’immeubles ou de fonds de commerce, d’actions ou parts de sociétés immobilières ou lorsqu’elles achètent habituellement en leur nom les mêmes biens en vue de les revendre ;

- Lorsqu’elles procèdent au lotissement et à la vente, après exécution des travaux d’aménagement et de viabilité de terrains acquis à titre onéreux ;

- Lorsqu’elles donnent en location un établissement commercial ou industriel muni du mobilier et du matériel nécessaire à son exploitation, que la location comprenne ou non tout ou partie des éléments incorporels du fonds de commerce ou d’industrie.

b) Les sociétés civiles qui comprennent parmi leurs membres une ou plusieurs sociétés de capitaux ou qui ont opté pour ce régime d’imposition.

c) Les sociétés civiles ayant opté pour l’impôt sur les sociétés dans les conditions fixées pour les sociétés de personnes.

3) Les sociétés de personnes ayant opté pour l’impôt sur les sociétés :

- Les sociétés en nom collectif ;

- Les sociétés en commandite simple ;

- Les sociétés en participation ;

- Les syndicats financiers.

Cette option est irrévocable et ne peut être exercée par les sociétés de fait ou les sociétés de personnes issues de la transformation antérieure de sociétés de capitaux pour être valable, l’option doit être signée par tous les associés et notifiée à l’inspecteur du lieu d’imposition dans les trois mois du début de l’exercice fiscal ; à défaut d’option, l’impôt sur les sociétés s’applique à la part de bénéfices correspondant aux droits :

- Des commanditaires dans les sociétés en commandite simple ;

- Des associés non indéfiniment responsables ou dont les noms et adresses n’ont pas été communiqués à l’Administration dans les sociétés en nom collectif, les sociétés en participation et les syndicats financiers.

4) Les établissements publics et collectivités territoriales décentralisées :

Les établissements publics autres que les établissements scientifiques, d’enseignement et d’assistance, ainsi que les associations et collectivités territoriales décentralisées non soumises à l’impôt sur les sociétés en vertu d’une autre disposition, à raison de la location de leurs immeubles bâtis et non bâtis, des revenus de capitaux mobiliers non soumis à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières dont ils disposent ainsi que de toute autre activité à but lucratif ; ces dispositions s’appliquent aux sociétés, associations et organismes visés à l’article 4 ; ces revenus et activités doivent faire l’objet d’une comptabilité séparée tenue selon les règles et procédures du droit commercial.

5) Les établissements de microfinances (MLF. 2011) *
4
Sont exonérés de l’impôt sur les sociétés :

1) Les sociétés coopératives de production, transformation, conservation et vente de produits agricoles et d’élevage, et leurs unions fonctionnant conformément aux dispositions légales qui les régissent, sauf pour les opérations ci-après désignées :

* M.L.F. = Modification Loi de Finances année N

- Ventes effectuées dans un magasin de détail distinct de leur établissement principal ;

- Opérations de transformation portant sur les produits ou sous-produits autres que ceux destinés à l’alimentation de l’homme et des animaux ou pouvant être utilisés à titre de matières premières dans l’agriculture l’élevage, ou l’indust rie ;

- Opérations effectuées par les sociétés coopératives ou unions susvisées avec des non-sociétaires.

2) Les syndicats agricoles, pastoraux, et les coopératives d’approvisionnement et d’achat fonctionnant conformément aux dispositions qui les régissent ;

3) Les caisses de crédit agricole mutuel ;

4) Les sociétés et unions de sociétés de secours mutuel ;

5) Les bénéfices réalisés par les associations sans but lucratif organisant, avec le concours des communes ou des organismes publics locaux, des foires, expositions, réunions sportives et autres manifestations publiques correspondant à l’objet défini par leurs statuts et présentant un intérêt économique et social certain ;

6) Les collectivités territoriales décentralisées ainsi que leurs régies de services publics ;

7) Les sociétés ou organismes reconnus d’utilité publique chargés du développement rural ;

8) Les offices publics d’habitation à bon marché ;

9) Les clubs et cercles privés pour leurs activités à but non lucratif ;

10) Les établissements privés d’enseignement lorsqu’ils ne poursuivent pas un but lucratif. Cette exonération s’applique également dans les mêmes conditions en matière de bénéfice industriels et commerciaux.

11) La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale pour la partie des bénéfices provenant des cotisations sur salaires ;

12) Les sociétés d’investissement à capital variable, les fonds communs de placement et les fonds communs de créances pour les bénéfices réalisés dans le cadre de leur objet lég al ;

13) Les groupements d’intérêt économique, pour la quote-part de leur bénéfice distribuée à leurs membres personnes physiques ;

14) Les établissements publics administratifs hospitaliers.
5
Les bénéfices passibles de l’impôt sur les sociétés sont déterminés en tenant compte uniquement des bénéfices obtenus dans les entreprises exploitées ou sur les opérations réalisées au Cameroun, sous réserve des dispositions des conventions internationales.
6
1) Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d’après les résultats d’ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises au cours de la période servant de base à l’impôt, y compris notamment les cessions d’éléments quelconques de l’actif, soit en cours, soit en fin d’exploitation.

2) Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l’actif net à la clôture et à l’ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l’impôt, diminuée des suppléments d’apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par les associés. L’actif net s’entend de l’excédent des valeurs d’actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.


3) Les stocks sont évalués au coût réel d’acquisition ou de production du bien. Si la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur d’entrée, la dépréciation est constatée par le biais de la provision pour dépréciation de stocks. Les travaux en cours sont évalués au coût réel.
7
Le bénéfice net imposable est établi sous déduction de toutes charges nécessitées directement par l’exercice de l’activité imposable au Cameroun et notamment :

A - Frais généraux

Les frais généraux de toutes natures, les dépenses de personnel et de main-d’œuvre, les dépenses relatives aux locaux, matériels et mobiliers, les frais divers et exceptionnels, les primes d’assurances, les libéralités, dons et subventions.

Toutefois, les charges ci-après sont traitées de la manière suivante :

1°- Rémunérations et prestations diverses

a) Les rémunérations allouées à un salarié ne sont admises en déduction des résultats que dans la mesure où n’étant pas excessives par rapport au service rendu, elles correspondent à un travail effectif et sont conformes aux normes conventionnelles.

Cette disposition s’applique à toutes les rémunérations directes et indirectes, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et remboursements de frais.

Toutefois, sont déductibles dans la limite de 15 % du salaire de base et à l’exclusion des autres cotisations sociales, les seules cotisations patronales versées à l’étranger en vue de la constitution de la retraite d’un expatrié ayant un caractère obligatoire.

b) Les jetons de présence alloués aux membres du Conseil d’Administration ne sont déductibles que pour autant qu’ils représentent la rémunération du travail effectué.

c) Les allocations forfaitaires qu’une société attribue à ses dirigeants ou aux cadres de son entreprise pour frais de représentation et de déplacement sont exclues de ces charges déductibles pour l’assiette de l’impôt lorsque, parmi ces charges, figurent les frais habituels de cette nature remboursés aux intéressés.

Sont réintégrées aux résultats de l’exploitation, les sommes versées aux dirigeants ou aux cadres d’une société à titre d’indemnité de frais d’emploi ou de service et ne correspondant pas à une charge réelle de la fonction exercée. Pour l’application de cette disposition, les dirigeants s’entendent, dans les sociétés de personnes et les sociétés en participation, des associés en nom et des membres desdites sociétés.

Sont également exclues des charges déductibles, que ce soit sous la forme d’allocations forfaitaires ou de remboursement de frais, les dépenses et charges de toute nature ayant trait à l’exercice de la chasse, de la pêche sportive, à l’utilisation de bateaux de plaisance, d’avions de tourisme ou de résidences d’agrément.

d) Sous réserve des conventions internationales, sont admis comme charges, à condition qu’ils ne soient pas exagérés :

- Les frais généraux de siège pour la part incombant aux opérations faites au Cameroun et les rémunérations de certains services effectifs (études, assistance technique, financière ou comptable) rendus aux entreprises camerounaises par les personnes physiques ou morales étrangères.

En aucun cas il ne sera accepté à ce titre une somme supérieure à 10 % du bénéfice imposable avant déduction des frais en cause.

En cas de déficit, cette disposition s’applique sur les résultats du dernier exercice bénéficiaire non prescrit.

Cette limitation ne s’applique pas sur les frais d’assistance technique et d’études relatifs au montage d’usine.

La limitation prévue ci-dessus est fixée à 5 % du chiffre d’affaires pour les entreprises des travaux publics et à 15 % du chiffre d’affaires pour les bureaux d’études fonctionnant conformément à la réglementation relative aux bureaux d’études et d’ingénieurs-conseils.

- Les commissions ou courtages portant sur les marchandises achetées pour le compte des entreprises situées au Cameroun, dans la limite de 5 % du chiffre des achats profiteront aux entreprises camerounaises. Ces commissions doivent faire l’objet d’une facture régulière jointe à celle des fournisseurs.

- Les sommes versées pour l’utilisation des brevets, marques, dessins et modèles en cours de validité.

Toutefois, lorsqu’elles profitent à une entreprise située hors de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et participant directement ou indirectement à la gestion ou au capital d’une entreprise camerounaise, elles sont considérées comme distribution des bénéfices.

A l’occasion de congés de leurs associés salariés de l’entreprise, les sociétés sont admises à porter en déduction de leur bénéfice, à condition que le voyage ait été effectué, les frais de transport aller et retour desdits associés, de leurs épouses et de leurs enfants à charge.

En aucun cas, ces charges ne peuvent donner lieu à des dotations à un compte de provisions.

2° - Dépenses locatives

Le montant des locations concédées à une société est admis dans les charges à la seule condition qu’il ne présente aucune exagération par rapport aux locations habituellement pratiquées pour les immeubles ou installations similaires.

Cependant, lorsqu’un associé détient au moins 10 % des parts ou des actions d’une société, le produit des locations autres que celles des immeubles consentis à cette société ne peut être admis dans les charges de l’entreprise.

Pour l’application de cette disposition, les parts ou actions détenues en toute propriété ou en usufruit par le conjoint, ascendant ou descendant de l’associé, sont réputées appartenir à ce dernier.

3° - Impôts, taxes et amendes

Seuls sont déductibles les impôts professionnels mis en recouvrement au cours de l’exercice et qui sont bien à la charge de l’entreprise pour la part incombant aux opérations faites au Cameroun.

L’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu des personnes physiques ne sont pas admis dans les charges déductibles pour l’établissement de l’impôt.

Les dégrèvements accordés sur les impôts déductibles entrent dans les recettes de l’exercice au cours duquel l’entreprise est avisée de leur ordonnancement.

Ne sont pas admises en déduction des bénéfices soumis à l’impôt : les transactions, amendes, confiscations, pénalités de toute nature mises à la charge des contrevenants aux dispositions légales, économiques et fiscales.

4° - Primes d’assurances

Sont déductibles des bénéfices imposables et pour la part incombant aux opérations faites au Cameroun :

- les primes d’assurance contractées au profit de l’entreprise, si la réalisation du risque couvert entraîne, directement et par elle-même, une diminution de l’actif net ;

- les primes d’assurance constituant par elles-mêmes une charge d’exploitation ;

- les primes d’assurance maladie versées aux compagnies d’assurances locales au profit du personnel lorsque ne figurent pas dans les charges déductibles les remboursements de frais au profit des mêmes personnes.

Par contre, ne sont pas admises en déduction du bénéfice imposable, les sommes constituées par l’entreprise en vue de sa propre assurance.

- Les primes versées par l’entreprise aux compagnies d’assurance locales dans le cadre de contrats relatifs aux indemnités de fin de carrière.

5°- Libéralités, dons et subventions

Les libéralités, dons et subventions ne constituent pas des charges déductibles du bénéfice imposable.

Cependant, les versements à des organismes de recherche et de développement et à des oeuvres ou organismes d’intérêt général à caractère philanthropique, éducatif, sportif, scientifique, social et familial, à condition que ceux-ci soient situés au Cameroun, sont admis en déduction dès lors qu’ils sont justifiés et dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires de l’exercice.

Toutefois, sont totalement admis en déduction dès lors qu’ils sont justifiés, les versements effectués :

- à l’Etat ou aux collectivités territoriales décentralisées en vue de l’acquisition des antirétroviraux dans le cadre du traitement du VIH/SIDA ;

- à des organismes de recherche et développement agréés et domiciliés au Cameroun et intervenant dans le domaine de l’agriculture, de la santé et de l’élevage.

De même, les dons faits à l’occasion des calamités sont déductibles dans les formes et les conditions fixées par arrêté du ministre chargé des finances.

B - Charges financières

Les intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils laissent ou mettent à la disposition de la société en sus de leurs parts de capital, quelle que soit la forme de la société, sont admis dans la limite de ceux calculés au taux des avances de la Banque Centrale majorés de deux points.

C - Pertes proprement dites

Sont déductibles du bénéfice :

- les pertes proprement dites constatées sur des éléments de l’actif immobilisé ou réalisable ;

- les pertes relatives aux créances irrévouvrables ayant fait l’objet d’épuisement de l’ensemble des voies et moyens de recouvrement amiable ou forcé prévus par l’Acte Uniforme OHADA portant Organisation des Procédures Simplifiées de Recouvrement et des Voies d’exécution.

D - Amortissements

Les amortissements réellement comptabilisés sur la base de la durée probable d’usage telle qu’elle ressort des normes accusées par chaque nature d’exploitation, y compris ceux qui

auraient été antérieurement différés en période déficitaire sans que les taux puissent être supérieurs à ceux fixés ci-dessous :

Petit Matériel et outillage

Le seuil du petit matériel et outillage devant être inscrit à l’actif du bilan est fixé à quatre cents mille (400 000) francs CFA.

Constructions

Bâtiments commerciaux, industriels, garages, ateliers, hangars ..... 5 %

Cabines de transformations : .... 5 %

Installations de chute d’eau, barrage : .... 5 %

Usines : ...... 5 %

Maisons d’habitation : ..... 5 %

Fours à chaux, plâtre : ..... 10 %

Fours électriques : ..... 10 %

Bâtiments démontables ou provisoires : ...... 20 %

Matériel et outillage fixe

Chaudières à vapeur : ...... 10 %

Cuve en ciment : ....... 5 %

Lignes de transport d’énergie électrique :

- en matériaux définitifs : ........ 15 %

- en matériaux provisoires : ........ 20 %

Machines à papier et à coton : ...... 10 %

Matériel de raffinage de pétrole (reforming, visbreaking) :

- Matériel de distillation : .......... 10 %

- Presses hydrauliques : .......... 10 %

Presses compresseurs : ...... 10 %

Moteurs à huile lourde : ...... 10 %

Réservoirs à pétrole : ...... 10 %

Transformateurs lourds de forte puissance : ....... 10 %

Turbines et machines à vapeur : ......... 10 %

Matériel mobile

Pétrins mécaniques, malaxeurs : ........ 15 %

Excavateurs : ....... 15 %

Foudres, cuves de brasserie, de distillation ou de vérification: ...... 10 %

Appareil à découper le bois : ...... 20 %

Appareil d’épuration, de tirage : ......... 10 %

Appareil de laminage, d’essorage : ..... 10 %

Machines outils légers, tours, mortaiseuses, raboteuses, perceuses : ..... 20 %

Matériel d’usines y compris machines outils : ..... 20 %

Marteaux pneumatiques : ..... 20 %

Perforatrices : ......... 20 %

Outillage à main dit petit outillage : .....100 %

Matériel de Transport

Charrettes : .......25 %

Matériel naval et aérien : .....20 %

Fûts de transport (bière, vin) : ............20 %

Fûts de transport métalliques : ...........20 %

Containers : ......25 %

Matériel automobile :

* Léger utilisé en ville : .25 %

* Léger de location ou auto-école : .......33,33 %

* Lourd ou utilisé en brousse ....... 33,33 %

Tracteurs : ........20 %

Tracteurs utilisés par les forestiers : ...33,33 %

Matériel de manutention portuaire :

* Véhicules élévateurs : ........20 %

* Grosses grues : .........10 %

* Grues automotrices : .10 %

Voies de chemin de fer

- Rail .... 5 %

- Traverses bois ....... 6,67 %

- bi block ........... 5 %

- aciers....... 5 %

- Ballast ..... 10 %

- Plateforme ....... 5 %

- Voies de chemin de fer mises en concession ...... 1 %

Wagons de transport ...... 5 %

Ouvrages d’ar t

- Buses – dalots – talus – OA en terre 6,67 %

- Pont, Tunnels – viaducs..... 5 %

- Passages à niveaux ....... 5 %

- Ouvrages d’art mis en concession.... 2 %

Locomotives

- Acquisitions neuves ou moins de 10 ans : ......... 5%

Réhabilitation :

- Corps de la locomotive ...... 5 %

- Moteurs diesel ...... 5 %

- Moteurs de traction ...... 5 %

- Révision générale locomotives CC .. 8,33 %

- Révision générale locomotives BB .. 12,50 %

- Révision limitée locomotives CC .... 16,67 %

- Révision limitée locomotives BB .... 25 %

Autorails d’occasion ...... 10 %

Engins de voie ....... 5 %

Autres matériels utilisés dans le cadr e de l’a ct ivit é fer r o via ir e

- Radios et Modems ........ 15 %

- Antennes, Faisceaux et signalisation Passages à niveau ....... 20 %

- Matériels de télécommunications et de signalisation mis en concession ..... 5 %

- voitures de transport des voyageurs . 5 %

- wagons de transport des marchandises ...... 5 %

Mobiliers, agencements et installations

Agencements, aménagements, installations, ........10 %

Mobilier de bureau ou autre : .....10 %

Matériel informatique .........25 %

Matériel reprographique : .....33,33 %

Amortissements spéciaux

Armement de pêche

Navires de pêche : ..........15 %

Hôtels, cafés, restaurants

Verrerie, vaisselle, ustensiles de cuisine : ............50 %

Lingerie : ..........33,33 %

Argenterie : ......20 %

Aménagements décoratifs : ........20 %

Tapis, rideaux, tentures : ......25 %

Réfrigérateurs, climatiseurs : .....25 %

Fourneaux de cuisine : .........20 %

Matières plastiques (moulage)

Moules : ...........33,33 %

Préchauffeurs ou étuves : .....20 %

Pastilleuses : .....20 %

Presses à injection : ........20 %

Machines à former par le vide :

machines à métalliser .......20 %

Machines à souder et à découper : ......20 %

Presses à compression : .......10 %

Machines à gélifier, à boudiner : ........20 %

Presses à transfert : .........10 %

Matériels soumis à l’action des produits chimiques

Lessiveuses, diffuseurs : ......20 %

Appareils de récupération des produits : .....20 %

Appareils de blanchissement : ............20 %

Appareils de cuisson : .....20 %

E - Provisions

Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que les événements en cours rendent probables, à condition qu’elles aient été effectivement constatées dans les écritures de l’exercice.

Pour les établissements de crédit, la déduction des provisions pour créances et engagements douteux est étalée sur :

- Trois ans lorsqu’il s’agit des créances et engagements douteux dont les risques ne sont couverts ni par des garanties réelles ni par la garantie de l’Etat. La déduction ne peut être supérieure à 25 % des créances et engagements douteux pour la 1ère année, 50 % pour la 2ème année et 25 % pour la 3è année.

- Quatre ans lorsqu’il s’agit des créances et engagements douteux dont les risques sont couverts par les garanties réelles. La déduction ne peut être supérieure à 15 % des créances et engagements douteux pour la première année, 30 % pour la deuxième année, 30 % pour la troisième année et 25 % pour la quatrième année.

Le sort de ces provisions doit être définitivement déterminé à l’issue de la quatrième année de leur constitution, exclusion faite de celles se rapportant aux créances et engagements douteux pendants devant les tribunaux.

En aucun cas, il ne sera constitué de provisions pour des charges qui sont par nature prises en compte l’année de leur ordonnancement.

F - Créances et dettes libellées en devise

Les pertes de change ne peuvent donner lieu à constitution des provisions déductibles.

Toutefois, les écarts de conversion des devises ainsi que les créances et dettes libellées en monnaies étrangères par rapport aux montants initialement comptabilisés sont évalués à la clôture de chaque exercice en fonction du cours de change et pris en compte pour la détermination du résultat imposable de l’exercice.

Les écarts de conversion constatés sur les dettes de moins d’un an libellées en devises sont déductibles pour la détermination du résultat imposable du même exercice.

Par contre, les écarts de conversion constatés sur les dettes à long terme libellées en devises sont déductibles à la cadence du remboursement effectif.

Il en va de même pour les créances à court et long terme.
8
(Supprimé)
8 bis
(1) Les charges visées à l’article 7 ci-dessus de valeur égale ou supérieure à un million (1 000 000) Fcfa ne sont pas admises en déduction lorsqu’elles sont payées en espèces.

(2) Sont également non déductibles :

- les charges justifiées par des factures ne comprenant pas de Numéro d’Identifiant Unique, à l’exception des factures des fournisseurs étrangers ;

- les charges relatives aux rémunérations de toutes natures versées aux professionnels libéraux exerçant en violation de la réglementation en vigueur régissant leurs professions respectives. (M.L.F. 2012)
8 ter
(1) Les charges et rémunérations de toutes natures, comptabilisées par une personne physique ou morale domiciliée ou établie au Cameroun et liées aux transactions avec des personnes physiques ou morales domiciliées ou établies dans un territoire ou un Etat considéré comme un paradis fiscal, ne sont pas déductibles pour la détermination de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu des personnes physiques au Cameroun.

(2) Toutefois, les achats de biens et de marchandises nécessaires à l’exploitation acquis dans leur pays de production et ayant été soumis aux droits de douanes, ainsi que les rémunérations des prestations de services y relatives sont déductibles.

(3) Est considéré comme un paradis fiscal, un Etat ou un territoire dont le taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques ou morales est inférieur au tiers de celui pratiqué au Cameroun, ou un Etat ou un territoire considéré comme non coopératif en matière de transparence et d’échanges d’informations à des fins fiscales par les organisations financières internationales.
(M.L.F. 2012)
9
Les plus-values autres que celles réalisées sur les marchandises résultant de l’attribution gratuite d’actions, de parts bénéficiaires, de parts sociales ou d’obligations, à la suite de la fusion des sociétés anonymes même unipersonnelles, des sociétés à responsabilité limitée même unipersonnelles, sont exonérées de l’impôt frappant les bénéfices réalisés par ces sociétés, à condition que la société absorbante ou nouvelle ait son siège social au Cameroun ou dans un autre Etat de la CEMAC.

Le même régime est applicable lorsqu’une société anonyme, ou une société anonyme à responsabilité limitée apporte l’intégralité de son actif à deux ou plusieurs sociétés constituées à cette fin – cas de scission – ou une partie de ses éléments d’actif à une société constituée sous l’une de ces formes - cas d’apport partiel - à condition que :

- La ou les sociétés bénéficiaires de l’apport aient leur siège social au Cameroun ou dans un autre Etat de la CEMAC ;

- Les apports résultant de ces conventions prennent effet à la même date pour les différentes sociétés qui en sont bénéficiaires et entraînent dès leur réalisation - en cas de fusion ou de scission - la dissolution immédiate de la société apporteuse.

Toutefois, l’application des dispositions du présent article est subordonnée à l’o bligation constatée dans l’acte de fusion ou d’apport de calculer, en ce qui concerne les éléments autres que les marchandises comprises dans l’apport, les amortissements annuels à prélever sur les bénéfices, ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de ces éléments d’après le prix de revient qu’ils comportaient pour les sociétés fusionnées ou les sociétés apporteuses, déduction faite des amortissements déjà réalisés par elles.

Cette obligation incombe dans le cas visé à l’alinéa (1) ci-dessus à la société absorbante ou nouvelle et, dans le cas visé à l’alinéa (2), soit respectivement aux sociétés bénéficiaires des apports proportionnellement à la valeur des éléments d’actif qui leur sont attribués, soit à la société bénéficiaire de l’apport.
10
Par dérogation aux dispositions de l’article 6 (1) du présent code et dans le cas de cession totale ou partielle, de transfert ou de cessation de l’exercice de la profession, les plus- values nettes, c’est-à-dire celles obtenues après imputation, le cas échéant, des moins-values réalisées à l’occasion de cession des éléments de l’actif immobilisé, et les indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l’exercice de la profession ou de transfert de la clientèle, sont imposées comme suit :

- Pour la moitié de leur montant lorsque la cession, le transfert ou la cessation interviennent moins de cinq ans après la création, l’achat du fonds de commerce ou de la clientèle ;

- Pour le tiers de leur montant dans le cas contraire.
11
En ce qui concerne les sociétés coopératives de consommation, les bonis provenant des opérations faites avec les associés et distribués à ces derniers au prorata de la commande de chacun d’eux, sont admis en déduction du bénéfice.
12
En cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme une charge de l’exercice suivant et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice. Si ce bénéfice n’est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement opérée, l’excédent du déficit est reporté successivement sur les exercices suivants jusqu’au quatrième exercice qui suit l’exercice déficitaire.
13
Lorsqu’une société par actions ou à responsabilité limitée possède soit des actions nominatives d’une société par actions, soit des parts d’intérêts d’une société à responsabilité limitée, les produits nets des actions ou des parts d’intérêts de la seconde société touchés par la première au cours de l’exercice, sont retranchés du bénéfice net total de celle-ci, défalcation faite d’une quote-part de frais et charges.

Cette quote-part est fixée à 10 % du montant desdits produits.

Toutefois, cette disposition n’est applicable qu’à condition :

- que les actions ou parts d’intérêts possédées par la société-mère représentent au moins 25 % du capital de la société filiale.

- que les sociétés-mères et leurs filiales aient leur siège social dans un Etat de la CEMAC.

- que les actions ou parts d’intérêts attribuées à l’émission soient toujours restées inscrites au nom de la société participante ou, s’il ne s’agit pas de titres souscrits lors de leur émission, que celle-ci prenne l’engagement de les conserver pendant deux années consécutives au moins sous la forme nominative.

La rupture de cet engagement est sanctionnée par l’imposition des revenus indûment exonérés sans préjudice des pénalités applicables pour insuffisance de déclaration.

Sont exclus de la déduction prévue ci-dessus, en ce qui concerne les établissements de banque ou de crédit ainsi que les entreprises de placement ou de gestion des valeurs mobilières, tous arrérages, intérêts ou autres produits exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.
14
L’impôt sur les sociétés est établi sous une cote unique au nom de la personne morale ou association pour l’ensemble de ses activités imposables au Cameroun, au siège de la direction de ses entreprises ou à défaut au lieu de son principal établissement.

Toutefois, pour certaines entreprises, la déclaration et le paiement sont effectués auprès de la structure chargée par voie réglementaire de leur gestion.

En ce qui concerne les personnes morales situées hors du Cameroun et ayant des liens de filiation ou d’interdépendance avec d’autres personnes morales ou entreprises installées au Cameroun, le lieu d’imposition sera le même que celui des personnes morales ou entreprises avec lesquelles elles ont ces liens. Ces dernières sont solidairement responsables du paiement de l’impôt dû par les personnes morales situées hors du Cameroun.

Dans les cas visés au paragraphe 3 de l’article 3 du présent code, l’impôt est établi au nom de la société ou du gérant connu des tiers et au siège de la direction de l’exploitation commune, ou du principal établissement.
15
L’impôt sur les sociétés est assis sur les bénéfices obtenus sur une période de 12 mois correspondant à l’exercice budgétaire.

Toutefois, les entreprises qui commencent leur activité au cours des 6 mois qui précèdent la date de clôture obligatoire peuvent arrêter leur premier bilan à la fin de l’exercice budgétaire suivant celui au cours duquel a commencé leur activité.
16
Lorsqu’il est dressé des bilans successifs au cours d’une même année fiscale, les résultats en sont totalisés pour l’assiette de l’impôt dû au titre de l’année budgétaire suivante.
17
Pour le calcul de l’impôt, toute fraction du bénéfice imposable inférieure à Fcfa 1000 est négligée.

Le taux de l’impôt est fixé à 35 %.

Toutefois, si la société a encaissé des revenus mobiliers, l’impôt ainsi calculé est diminué par voie d’imputation de la retenue à la source déjà supportée à raison de ces revenus. Ce régime ne s’applique pas aux sociétés visées à l’article 13 ci-dessus.
18
1) Pour l’assiette du présent impôt, les contribuables sont tenus de souscrire une déclaration des résultats obtenus dans leur exploitation au cours de la période servant de base à l’imposition au plus tard le 15 mars. Ladite déclaration est présentée conformément au système comptable OHADA.

2) Les redevables doivent en outre fournir obligatoirement les documents établis conformément au plan comptable de l’OHADA.

3) Les entreprises qui relèvent de la structure chargée de la gestion des Grandes Entreprises doivent également fournir le relevé des participations qu’elles détiennent dans d’autres sociétés de capitaux lorsque ces participations excèdent 25% de leur capital social.

4) Demeurent également soumises à ces obligations, les personnes morales n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés ou qui en sont exonérées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Restez à l'écoute de nouvelles informations sur le monde Juridique